Horizon A.P 43° 11' 99'' N / 05° 13' 90'' E

Marseille, France
2015

Correspondance avec Véronique Collard-Bovy lors de la préparation de Fomo.

.... j'ai commencé à penser aux espaces explorés ensemble. J'aimerai travailler sur la séquence des 3 espaces, espaces assez contemplatifs immersion d'un paysage, variation du travail engagé sur les horizons. J'ai environ 1500 images que j'aimerai utiliser pour un diaporama fondu ou chaque image contient une part sous-jacente du paysage qui la précède, émane dans l'image à venir.
J'aime bien l'idée que ce travail géré par un programme soit perçu en trois temporalité différentes, le même mais jamais le même, trois projections immersives grand format, papier peint de hall d'entré d'immeuble.., ou d'exposition, à première vue immobiles, similaires en tout points mais qui ne le sont pas. Chaque paysage est une spéculation, plusieurs prises de vues, plusieurs temps la compose...

Commissariat : Véronique Collard Bovy, Léo Guy-Denarcy, Caroline Hancock, Natalie Kovacs

Ce travail s'inscrit à la suite des sérigraphies réalisées pour l'expo du CAP de Saint-Fons en 2013, le texte écrit par Anne Giffon-Celle pour l'exposition éclaire cette dernière proposition.

L'exposition FOMO s'inscrit au coeur de la programmation du Printemps de l'Art Contemporain 2015 en partant du thème de la carte postale, fil conducteur de cette nouvelle édition proposé par Caroline Hancock, commissaire invitée. Inventée par le marseillais Dominique Piazza en 1891, cet objet pop permettait, en son temps, de diffuser à travers le globe des moments fugaces, des pensées affectueuses sur fonds photographiques de sites plus ou moins remarquables, et rendait compte de nos déplacements. Aujourd'hui, à l'ère numérique, cette forme d'échanges se présente comme un ancêtre de nos multiples partages de données pris dans un flux d'images et de correspondances ininterrompus. Acronyme désignant le syndrome Fear Of Missing Out, l'exposition FOMO est une invitation à se saisir des nouvelles formes épistolaires monopolisées par les réseaux sociaux, au coeur d'une zone technologique ambiguë qui fait du présent « un futur passé ». Suscitant des perceptions inédites dans le champ de la création contemporaine, l'exposition présente une série de pièces réalisées pour l'occasion mais également des travaux historiques qui mettent en perspective ces enjeux diachroniques propres à la contemplation d'un paysage reconstruit. Forme séquencée sur les trois plateaux d'exposition de la Tour Panorama . Aube, zénith, crépuscule, le projet curatorial, qui s'étend sur près de 2000m2, se construit tel une pérégrination à travers différentes pratiques artistiques à la croisée de différentes temporalités, et le visiteur est acteur de ce voyage.


lien sur le générateur de paysage utilisé pour cette exposition

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